Gare de Clamart : ripage de la dalle de 7200 tonnes

Du 12 au 16 août 2017, une étape importante a été franchi sur le chantier de la future gare Fort d’Issy-Vanves-Clamart de la ligne 15 Sud. Une immense dalle en béton servant de couvercle à la boîte souterraine de la gare a été progressivement positionné sous les voies de la ligne N du Transilien. Ce chantier spectaculaire mené par Bouygues Travaux Publics et la SNCF a duré 100 heures entre la dépose du premier tablier provisoire et la pose du dernier rail.

  • Une “boîte” à 30 mètres de profondeur 
© Philippe Gazeau Architecte

La gare de Fort d’Issy-Vanves-Clamart est une boîte rectangulaire de 110 mètres par 25 mètres excavée sur 30 mètres de profondeur. Les parois moulées de l’enceinte font 1,20 mètres d’épaisseur et s’enfoncent à plus de 40 mètres de profondeur dans la craie. Un couvercle de 7200 tonnes referme cette boîte qui est placé sous les voies ferrées.

Les parois moulées de la gare ont été réalisé par les machines de Soletanche Bachy depuis l’automne 2016. En janvier 2017, huit tabliers provisoires ont été posé afin de libérer l’espace nécessaire sous le faisceau ferroviaire pour le forage des parois moulées. Un gabarit d’une hauteur de 6 mètres sous les tabliers a été créé pour permettre notamment à l’hydrofraise compacte HC 05 de creuser. Afin d’assurer le soutènement des parois durant le terrassement de la boîte, 3200 tonnes de butons provisoires seront installés.

La gare de Clamart avant l’installation de la passerelle Alice (novembre 2016)
Les machines de Soletanche Bachy (novembre 2016)
Bétonnage d’une barrette (novembre 2016)

  • 7200 tonnes de béton glissés sous les voies ferrées

La préfabrication de la dalle de couverture a débuté sur le chantier à l’est de la gare en février 2017. Ses dimensions sont exceptionnelles : 80 mètres de long, 25 mètres de large et 1,6 mètres d’épaisseur !

Pour translater l’énorme dalle de 7200 tonnes sur une distance de 60 mètres, la société néerlandaise Mammoet a disposé sous l’ouvrage 42 remorques automotrices totalisant 244 lignes d’essieux.  En parallèle, une grue sur chenilles de 600 tonnes, la Liebherr LR 1600/2 de la société belge Sarens, a été utilisé pour la dépose des huit tabliers provisoires de 30 mètres de long et l’enlèvement des têtes de piles.

Après avoir soulevé l’ouvrage d’une trentaine de centimètres, une première phase de ripage a eu lieu le samedi 12 août en fin d’après-midi sur une distance de 20 mètres. La suite du ripage pour les quarante mètres restant a eu lieu entre le 12 et le 13 août, de 23 heures à 1 heure du matin.

Une fois l’ouvrage positionné sur ses appuis définitifs, les équipes de la SNCF ont procédé au remblais de la dalle puis à la pose des rails et des caténaires. Le trafic de la ligne N a pu reprendre le mercredi 16 au matin après 4 jours d’interruption.

En vidéo, le levage d’un tablier provisoire de 60 tonnes avec la grue de 600 tonnes. 

  • Un chantier ouvert au public

La SNCF, Bouygues et la Société du Grand Paris (SGP) ont organisé des visites du chantier le samedi 12 août aux riverains et aux curieux intéressés par la construction du métro express. Des visites du chantier du ripage du pont-rail à Champigny avaient été aussi organisées en janvier dernier.

Les principaux acteurs ont présenté aux 200 inscrits le projet du GPEX et le déroulement de l’opération de ripage de la dalle. Par groupe de 20 personnes, les visiteurs ont pu observer le chantier en hauteur depuis la passerelle Alice. Cette passerelle de 100 mètres de long enjambant le chantier a été installé pour faciliter l’accès à la gare aux voyageurs.

© Le Parisien

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