KM3 – Inauguration du tunnelier “Steffie-Orbival”

Le soir du samedi 3 février 2018, une étape symbolique a été célébré dans le cadre de la construction de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express. Malgré le froid et la pluie, près de 3400 personnes sont venues assister au lancement et au baptême du premier tunnelier au parc du Plateau de Champigny-sur-Marne.

© Société du Grand Paris, Laurent Villeret
  • Une fête populaire pour célébrer 2200 mètres de tunnel

A l’occasion de l’événement KM3, organisé par la Société du Grand Paris, petits et grands sont venus nombreux pour fêter l’inauguration du premier tunnelier à pression de terre de la ligne 15 Sud, baptisé “Steffie-Orbival”. Des élus et différents acteurs du projet ont également fait le déplacement.

Moment spectaculaire, le public a pu assister à la descente de la roue de coupe de la machine dans un puits de 20 mètres de profondeur. Pour cela, deux grues mobiles de 400 tonnes et 700 tonnes ont été nécessaires pour soulever et incliner l’élément de 135 tonnes. La grue de 700 tonnes a effectué la descente de la roue de coupe dans le puits afin qu’elle puisse être arrimée sur le bouclier. Un repas de chantier, des expositions, des ateliers ludiques pour les enfants et une présentation de la maquette du tunnelier ont aussi rythmé cette fête populaire.

Le tunnelier d’un poids total de 1400 tonnes, d’une longueur de 100 mètres pour un diamètre de forage de 10 mètres creusera 12 mètres par jour dès fin mars en direction de Villiers-sur-Marne. Un tunnel de 2200 mètres sera construit entre le futur Site de Maintenance et de Remisage (SMR) de Champigny jusqu’à l’ouvrage de débranchement de Villiers-sur-Marne.

  • Un tunnelier allemand riche en symboles 

Comme le veut la tradition de la Sainte-Barbe, patronne des mineurs et des ouvriers travaillant en souterrain, un nom a été donné au tunnelier. “Steffie-Orbival”, c’est le nom qui a été donné en référence à sa marraine prénommée Steffie, conductrice de pelle à câbles et à l’association Orbival, premier soutient à l’arrivée du Grand Paris Express dans le Val-de-Marne.

© Société du Grand Paris, Laurent Villeret

La construction du supermétro autour de Paris fera intervenir différents acteurs européens. C’est le cas pour les 9 autres tunneliers de la ligne 15 Sud qui seront fabriqués par la société allemande Herrenknecht, leader mondial dans la conception de TBM (Tunnel Boring Machine).

En septembre 2017, le président du directoire du Grand Paris Express, Philippe Yvin et Martin Herrenknecht, président du groupe portant le même nom se sont rencontrés dans les usines de Schwanau en Allemagne pour la livraison de ce premier tunnelier.

  • Portfolio 

Ripage du pont-dalle de 3000 tonnes à Arcueil-Cachan

Pour la troisième fois cette année, les travaux de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express ont été marqué par une opération spectaculaire, cette fois-ci, en gare d’Arcueil-Cachan. Du 1er au 5 novembre 2017, la RATP et SOGEA Travaux Publics Ile de France ont réalisé le ripage d’un pont-dalle de 3000 tonnes qui permettra de relier la future gare du Grand Paris Express à celle du RER B. Durant cette période, le trafic des trains était interrompu entre les gares de Laplace et Bourg-la-Reine.

  • Les différentes phases du chantier 

Pour réaliser la construction du pont-dalle, l’ancien bâtiment voyageur de la gare RER situé entre l’avenue Carnot et l’avenue Léon Eyrolles a été démoli. En septembre 2016, la construction de l’ouvrage a pu débuter le long des voies ferroviaires sur une structure métallique à 6 mètres de hauteur.

Phase 1 – Installation des étais provisoires pour la construction du pont-dalle

© Société du Grand Paris

Phase 2 – Construction de l’ouvrage et mise en place des longrines sous les voies du RER

© Société du Grand Paris

Phase 3 – Ripage de l’ouvrage sur une distance de 26 mètres à l’aide de vérins et de câbles

© Société du Grand Paris

Phase 4 – Descente de l’ouvrage sur ses appuis définitifs, pose des voies et des équipements

© Société du Grand Paris
  • Le 1er novembre, premier jour de chantier festif !

Les travaux ont débuté le mercredi 1er novembre à l’aube avec la dépose des rails, le découpage des gardes-corps et le démontage des équipements ferroviaires. En milieu de matinée, les pelleteuses de la société Capocci commençaient la démolition des quais et le terrassement du talus où l’ouvrage devait venir s’insérer.

Machines utilisées : Liebherr R954C, Liebherr R906, Case Poclain 1488 avec bras de démolition, Hyundai HW180, Hyundai HX235, Caterpillar 953D, Caterpillar 320F, grue Liebherr MK 88 (Ponticelli Frères).

Pour célébrer cette opération spectaculaire, la Société du Grand Paris a organisé dans l’après-midi des festivités et des animations pour le public désirant en savoir plus sur la construction de la future gare. Un repas de chantier clôturant cette première journée de chantier était également organisé le soir.

  • Une prouesse technique réalisée en moins de huit heures

Dans la nuit du 1er au 2 novembre, l’opération de ripage du monolithe de 3000 tonnes et de 40 mètres de long a démarré à 2h18 du matin. Huit heures ont été nécessaires à Freyssinet, entreprise du groupe VINCI, pour déplacer l’ouvrage sur une distance de 26 mètres. Le pont-dalle reposant sur six selles de glissement disposés sur des longrines provisoires, trois vérins “avaleurs de câbles” arrimés dans des massifs en béton l’ont tracté jusqu’à ses appuis définitifs. L’opération a été piloté informatiquement par Freyssinet et contrôlé par la RATP via des outils GPS.

Les jours suivants ont été consacré à la connexion de l’ouvrage aux quais existants ainsi qu’à la remise en place des équipements ferroviaires et électriques (voies, ballast, éclairage, signalisation, sonorisation, liaisons vidéos). Le lundi 6 novembre au matin, le trafic des trains avait repris.

  • Le chantier du pont-dalle en images (juillet à novembre 2017)

 –> Ci-dessous, deux vidéos du terrassement du talus par les engins de Capocci (01/11/2017)

Gare de Clamart : ripage de la dalle de 7200 tonnes

Du 12 au 16 août 2017, une étape importante a été franchi sur le chantier de la future gare Fort d’Issy-Vanves-Clamart de la ligne 15 Sud. Une immense dalle en béton servant de couvercle à la boîte souterraine de la gare a été progressivement positionné sous les voies de la ligne N du Transilien. Ce chantier spectaculaire mené par Bouygues Travaux Publics et la SNCF a duré 100 heures entre la dépose du premier tablier provisoire et la pose du dernier rail.

  • Une “boîte” à 30 mètres de profondeur 
© Philippe Gazeau Architecte

La gare de Fort d’Issy-Vanves-Clamart est une boîte rectangulaire de 110 mètres par 25 mètres excavée sur 30 mètres de profondeur. Les parois moulées de l’enceinte font 1,20 mètres d’épaisseur et s’enfoncent à plus de 40 mètres de profondeur dans la craie. Un couvercle de 7200 tonnes referme cette boîte qui est placé sous les voies ferrées.

Les parois moulées de la gare ont été réalisé par les machines de Soletanche Bachy depuis l’automne 2016. En janvier 2017, huit tabliers provisoires ont été posé afin de libérer l’espace nécessaire sous le faisceau ferroviaire pour le forage des parois moulées. Un gabarit d’une hauteur de 6 mètres sous les tabliers a été créé pour permettre notamment à l’hydrofraise compacte HC 05 de creuser. Afin d’assurer le soutènement des parois durant le terrassement de la boîte, 3200 tonnes de butons provisoires seront installés.

La gare de Clamart avant l’installation de la passerelle Alice (novembre 2016)
Les machines de Soletanche Bachy (novembre 2016)
Bétonnage d’une barrette (novembre 2016)

  • 7200 tonnes de béton glissés sous les voies ferrées

La préfabrication de la dalle de couverture a débuté sur le chantier à l’est de la gare en février 2017. Ses dimensions sont exceptionnelles : 80 mètres de long, 25 mètres de large et 1,6 mètres d’épaisseur !

Pour translater l’énorme dalle de 7200 tonnes sur une distance de 60 mètres, la société néerlandaise Mammoet a disposé sous l’ouvrage 42 remorques automotrices totalisant 244 lignes d’essieux.  En parallèle, une grue sur chenilles de 600 tonnes, la Liebherr LR 1600/2 de la société belge Sarens, a été utilisé pour la dépose des huit tabliers provisoires de 30 mètres de long et l’enlèvement des têtes de piles.

Après avoir soulevé l’ouvrage d’une trentaine de centimètres, une première phase de ripage a eu lieu le samedi 12 août en fin d’après-midi sur une distance de 20 mètres. La suite du ripage pour les quarante mètres restant a eu lieu entre le 12 et le 13 août, de 23 heures à 1 heure du matin.

Une fois l’ouvrage positionné sur ses appuis définitifs, les équipes de la SNCF ont procédé au remblais de la dalle puis à la pose des rails et des caténaires. Le trafic de la ligne N a pu reprendre le mercredi 16 au matin après 4 jours d’interruption.

En vidéo, le levage d’un tablier provisoire de 60 tonnes avec la grue de 600 tonnes. 

  • Un chantier ouvert au public

La SNCF, Bouygues et la Société du Grand Paris (SGP) ont organisé des visites du chantier le samedi 12 août aux riverains et aux curieux intéressés par la construction du métro express. Des visites du chantier du ripage du pont-rail à Champigny avaient été aussi organisées en janvier dernier.

Les principaux acteurs ont présenté aux 200 inscrits le projet du GPEX et le déroulement de l’opération de ripage de la dalle. Par groupe de 20 personnes, les visiteurs ont pu observer le chantier en hauteur depuis la passerelle Alice. Cette passerelle de 100 mètres de long enjambant le chantier a été installé pour faciliter l’accès à la gare aux voyageurs.

© Le Parisien

Les Ardoines : réalisation des fondations de la gare

Le chantier de la future gare des Ardoines à Vitry-sur-Seine, l’une des 16 premières gares à ouvrir en 2022, est lancé.  Les premières machines ont commencées à forer les fondations de la gare souterraine au printemps 2017.

  • Localisation 

Le quartier des Ardoines se localise dans le sud-est de la ville de Vitry-sur-Seine à 3 km de Paris. Il se situe au cœur d’une zone industrielle et logistique étendue sur 49 hectares. La gare actuelle est traversée par le RER C et est implantée à proximité d’un important centre de maintenance de la SNCF, le Technicentre Paris Rive Gauche.

© EPA-Orsa
  • La gare “Les Ardoines”

La future gare du Grand Paris, conçue par l’agence d’architecture Valode & Pistre, s’inscrit dans le périmètre de la ZAC Gare Ardoines dont le programme d’aménagement est dirigé par l’EPA Orly Rungis – Seine Amont (Orsa). Elle sera un atout pour le futur pôle urbain tertiaire qui verra le jour d’ici cinq ans.

© Société du Grand Paris

La gare servira d’interconnexion entre la ligne 15 sud du métro et le RER C. Un bâtiment en superstructure de 10 000 m² prévoyant un programme immobilier est à l’étude. L’arrivée de nouvelles lignes de bus sont aussi à prévoir notamment avec le passage de la ligne du T Zen 5. Au sud de la gare, sera construit le Site de Maintenance des Infrastructures (SMI) qui accueillera les trains travaux, des espaces de stockage liés à la maintenance des voies et à l’énergie, la signalisation et les télécommunications.

  • Une gare à -28 mètres de la surface

Les travaux du lot T2A, entre les gares Villejuif Louis-Aragon et Créteil – L’Echat, ont été attribué par la Société du Grand Paris à un groupement piloté par Bouygues TP pour le génie civil et Soletanche Bachy France pour les fondations. La construction de la gare des Ardoines et le SMI est  comprit dans le lot T2A.

Des entrepôts ont été préalablement démolit durant l’année 2016 pour libérer l’espace nécessaire à la construction de la gare dont les quais seront situés à 28 mètres de profondeur.

Les travaux de fondations de la gare des Ardoines ont débutés en mars 2017 avec l’installation des infrastructures (usine à boues, bungalows, silos) et l’arrivée des premiers engins qui réaliseront les parois moulées : une rotoforeuse sur porteur Liebherr HS 875, une pelle à câble Liebherr HS 8100 et deux grues sur chenilles Kobelco.

Durant l’été 2017, une hydrofraise compacte HC 05 spécialement conçue pour les terrains exiguës a été livré sur le chantier.  Elle a participé notamment à l’exécution des parois moulées de la gare Fort d’Issy-Vanves-Clamart.

  • Un cadre de 2500 tonnes pour l’interconnexion

Un ouvrage souterrain doit être construit pour assurer l’interconnexion entre le RER C et la future ligne du métro 15. Un cadre de 2500 tonnes, 30 mètres de long et 14 mètres de large va être inséré sous les voies du RER C en mai 2018 lors d’une opération de ripage.

Le weekend du 3 au 5 juin 2017, d’importants travaux ont été effectué par les équipes de la SNCF et de NGE Génie Civil pour réaliser une enveloppe étanche dans laquelle s’insérera le cadre de 2500 tonnes. L’enveloppe est faite à partir de palplanches qui ont été vibrofoncé dans le sol à l’aide de 3 grues mobiles de la société Altead-Lorlev.

Le terrassement de la boite dans laquelle sera construit l’ouvrage est en cours de réalisation. Une pelleteuse Liebherr 946 de la société Matthieu TP est utilisée pour cette opération.  La construction du cadre commencera à partir du mois de novembre.

  • Photos du chantier (avril 2017 à mai 2018)
  • Vidéos du chantier 

Ripage d’un pont-rail de 3500 tonnes à Champigny

Le premier grand événement des travaux de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express a eu lieu du 23 au 27 janvier avec le ripage d’un pont-rail sous les voies fret à Champigny dans le Val-de-Marne. Ce nouveau passage piétonnier permettra aux futurs usagers du métro d’avoir un accès direct à la gare de Champigny-Centre.

  • Un ouvrage aux dimensions exceptionnelles

Deux années ont été nécessaires aux équipes de SNCF Réseaux pour concevoir l’ouvrage de 40 mètres de long, de 9 mètres de haut et de 8,7 mètres de large, le tout pesant 3500 tonnes. Le pont-rail a été construit sur site par l’entreprise GTM IDF, filiale de Vinci Construction France. Posé sur un radier de guidage en béton armé, il se constitue d’une dalle inférieure ou ont été logé les câbles de traction pour le ripage, d’une dalle supérieure et des parois.  L’ensemble de l’ouvrage représente 1200 m3 de béton !

  • Le ripage

Le déplacement du cadre en béton a été réalisé par l’entreprise FREYSSINET qui a breveté le procédé consistant à pousser avec des vérins un ouvrage sur un radier lubrifié.  Pour cette opération, 4 vérins coulissant sur des câbles ont été placé sur la dalle inférieure de l’ouvrage. Deux trousses coupantes (lames de rasoir) ont été ajouté également sur les deux piédroits du cadre pour faciliter son avancée dans les terres latérales.

Le mardi 24 janvier, l’opération de ripage du cadre en béton commence et dureront près de 17 heures. L’ouvrage progresse lentement jusqu’à son emplacement définitif à raison de 3 mètres par heure sur une distance de 47 mètres. Près de 6000 m3 de terre ont été excavé à l’aide de deux pelleteuses et déplacé grâce à une armada de tombereaux articulés pour créer une brèche dans le talus afin d’y insérer l’ouvrage.

Le vendredi 27 janvier, les voies SNCF ont été restitué à la circulation alors que les travaux de finition ont été terminé mi-avril.

  • Photos et vidéos lors de la phase de terrassement, le 24/01/2017