Tous les articles par Florent Fettinger

Tour Trinity : démolition de la passerelle Leclerc

Dans le cadre du chantier de la tour Trinity à La Défense, la passerelle Leclerc qui reliait le quartier Coupole à l’esplanade a été démoli du 22 au 28 juin 2017.

© Google Maps
  • Une construction sur dalle

La tour Trinity sera construite derrière le CNIT (Centre des Nouvelles Industries et Technologies) au-dessus d’une dalle de couverture enjambant l’avenue de la Division Leclerc. Construit par Vinci, l’ouvrage reliera sur 3500 m² d’espaces publics l’esplanade à la dalle Coupole et à l’avenue de la Division Leclerc. Des ascenseurs et des escaliers permettront un accès facile à l’esplanade depuis le niveau rue. L’IGH de 167 mètres d’une superficie de 49000 m² doit être livré début 2019.

  • Une démolition par sciage

L’entreprise Prodemo du groupe EPC était en charge de la démolition de la passerelle Leclerc. Pour cette spectaculaire opération, le tablier de l’ouvrage a été scié en plusieurs tronçons. Les différents morceaux ont été déposé à l’aide d’une grue mobile d’une capacité de 400 tonnes de la société Mediaco (ex Lyon Levage) puis évacués par camions.

  • Photos de la démolition de la passerelle du 22 au 28 juin
  • Sciage du tablier de la passerelle en vidéo 

Construction du rez-de-boulevard

Depuis mai 2017, les ouvriers de Bateg construisent le premier accès de la tour Saint-Gobain depuis le boulevard Circulaire. Le premier niveau du rez-de-chaussée accueillera un hall secondaire qui permettra aux futurs salariés d’avoir un accès direct depuis le Circulaire. Des commerces seront également implantés sur une surface totale de 380 m². Un escalier et des ascenseurs sont prévus pour relier l’esplanade de La Défense au boulevard Circulaire.

© Valode & Pistre
  • Photos de la construction du rez-de-boulevard (mai à juin 2017)
  • Réalisation du rez-de-boulevard en vidéo

→ Le projet de la tour Saint-Gobain (M2)

Réalisation des parois moulées

La tour, ayant une faible surface au sol (700 m²), doit reposer sur un triangle de parois moulées. Soletanche Bachy France a été choisi par Bouygues pour l’exécution des fondations. Une nouvelle phase a donc débuté au mois de mai avec l’installation de la centrale de traitement des boues sur la dalle du futur parvis.

Les 29 panneaux d’épaisseur variant de 800 mm à 1500 mm descendent tous à 22 mètres de profondeur.

Trois machines sont employées sur le site exiguë : une pelle à câbles Liebherr HS 855 équipée d’une benne hydraulique, une hydrofraise Evolution 5 (Liebherr HS 873) pour le forage dans les terres dures ainsi qu’une grue de manutention de 130 tonnes de la société Sarens pour le levage des cages d’armatures.

  • Schéma de l’exécution d’une paroi moulée
Exécution d'une paroi moulée
© Soletanche Bachy France
  • Photos de la phase de réalisation des parois moulées (mai à septembre 2017)

Le projet de la tour Alto

Ligne 14 : visite du chantier de la station du Pont Cardinet

Le jeudi 04 mai 2017, une visite du chantier de la future station du Pont Cardinet à Paris était organisée par l’office de tourisme de Seine-Saint-Denis (CDT 93). Encadrés par une responsable communication de la RATP, les visiteurs ont pu pénétrer dans les entrailles de l’ouvrage réalisé par le groupement Eiffage / Razel Bec.

Pour plus d’informations : http://www.prolongerligne14-mairie-saint-ouen.fr/

  • Point de départ du tunnelier n°1

Équipés de bottes, d’un casque et d’un chasuble jaune fluo, les curieux inscrit à cette visite hors du commun ont pu descendre dans “la boite” de 120 mètres de long et de 25 mètres de profondeur dans laquelle a été introduit et assemblé le tunnelier n°1. Sa mission est de creuser un tronçon de 3,6 kilomètres entre la station Clichy – Saint-Ouen et la gare Saint-Lazare, actuel terminus de la ligne 14.

Baptisé le 9 septembre 2015, le tunnelier Magaly (nom d’un agent d’exploitation de la RATP de la ligne 14) a creusé dans un premier temps une portion de 1594 mètres jusqu’à la gare Saint-Lazare. Arrivé au printemps 2016 à Saint-Lazare, le tunnelier a été démonté puis ré assemblé au puits du Pont Cardinet pour l’excavation d’une seconde portion de 2 kilomètres en direction de Saint-Ouen. Équipé d’un nouveau bouclier, il a été de nouveau baptisé le 22 juillet 2016 du nom d’un agent de la RATP de la ligne 13, Yolène.

Depuis avril 2017, le tunnelier Yolène est à l’arrêt au niveau de la Porte de Clichy due à la présence d’une nappe phréatique provoquant des infiltrations d’eau dans la machine. En parallèle, les premiers rails sont en cours de pose dans le tunnel entre Pont Cardinet et Saint-Lazare.

  • Caractéristiques du tunnelier

Le tunnelier n°1 a été conçu par la société allemande Herrenknecht, numéro un mondial dans la fabrication de tunneliers. Pour excaver le tube à deux voies de 7,75 mètres de diamètre dans lequel circuleront les futures rames de la ligne 14, le tunnelier est équipé d’une roue de coupe de 8,92 mètres de diamètre. Elle attaque et découpe la terre dure grâce à des molettes et des cutters (couteaux) en acier durci. Derrière le bouclier de l’engin, un train suiveur est connecté pour l’acheminement des 14 700 voussoirs et l’évacuation des déblais excavés par la roue de coupe. La longueur de la machine est de 96 mètres pour un poids total de 1400 tonnes.

Le pilote du tunnelier, isolé dans une cabine située dans le train suiveur, fait progresser sa machine au rythme de 12 mètres par jour. Il dirige le tunnelier en activant des vérins de poussée situés à l’arrière du bouclier tout en s’appuyant sur des données gps affichées sur des écrans.

  • Photos de la visite

Démolition de la tour Norma à Puteaux

Située sur la commune de Puteaux, la tour Norma construite à la fin des années 60 est en cours de démolition depuis le printemps 2016. L’ancien IGH doit laisser la place à un ensemble de bureaux de 18500 m² ainsi que de 300 places de parking en sous-sol d’ici l’automne 2018.

  • Une démolition faite par écrêtage 

C’est la société OCCAMAT appartenant au groupe EPC qui est en charge de la démolition de la tour de 13 étages.  Il a fallu procéder à la démolition des parkings situés à la base de la tour avec une pelle Liebherr 944 C ainsi qu’au curage de l’édifice. La tour étant située dans un environnement urbain dense, la solution du dynamitage n’a pas été retenu tout comme le grignotage avec une pelle mécanique haute démolition. L’immeuble de 51 mètres de haut a été finalement écrêté étage par étage avec des mini-pelles. Des plateformes élévatrices FRACO ont été disposé autour du bâtiment pour la dépose des éléments de façade.

En janvier 2017, une grue mobile de 300 tonnes de la société Montagrues est intervenue pour la dépose des poutres métalliques soutenant les planchers du 13e niveau. Les planchers ont été démoli par trois mini-pelles équipées de BRH. Sept mois ont été nécessaire aux ouvriers pour démolir les 13 niveaux de la tour Norma.

  • Démolition du rez-de-chaussée de la tour (mai / juin 2017)

Deux pelleteuses Liebherr 954 C et Caterpillar 352 F sont employées à la démolition du rez-de-chaussée et au curage du sous-sol de la tour. Les énormes poutres qui soutenaient le bâtiment sont arrachées avec la pince hydraulique de la 954. Elles sont découpées au chalumeau puis les morceaux sont évacués par camion chez un ferrailleur. En juin, la 954 a été remplacé par une Liebherr 944 C afin de poursuivre le curage des fondations avec la 352 F.

  • La démolition en vidéo 

Grignotage de deux tours aux Alouettes à Alfortville

La silhouette des tours n°17 et n°3 de la cité des Alouettes deviendra  plus qu’un souvenir dans le ciel d’Alfortville. Fin avril, l’immense bras de la pelleteuse appartenant à la société Avenir Déconstruction a débuté le grignotage de la tour n°17 située au 17 quai de la Révolution. Le grignotage de la tour n°3, située au 3 rue Nelson Mandela, a commencé fin mai.

La déconstruction de ces deux IGH de 18 étages comportant au total 283 logements s’inscrit dans le cadre du Projet de la Rénovation Urbaine (PRU) du quartier des Alouettes à Alfortville. La fin de la démolition des deux tours est prévue pour l’été 2017.

Pour ce chantier, Avenir Déconstruction utilise une pelleteuse Hitachi Zaxis 870 LCH HRD qui est équipée d’un bras haute démolition de 57 mètres. Elle est accompagnée d’une Liebherr R954 B munie d’un bras télescopique de 37 m. En parallèle, l’entreprise de démolition Melchiorre utilise une Caterpillar Dem 70 et une Liebherr R944 B.

  • Photos du grignotage des deux tours (avril à juin 2017)

Les Ardoines : réalisation des fondations de la gare

Le chantier de la future gare des Ardoines à Vitry-sur-Seine, l’une des 16 premières gares à ouvrir en 2022, est lancé.  Les premières machines ont commencées à forer les fondations de la gare souterraine au printemps 2017.

  • Localisation 

Le quartier des Ardoines se localise dans le sud-est de la ville de Vitry-sur-Seine à 3 km de Paris. Il se situe au cœur d’une zone industrielle et logistique étendue sur 49 hectares. La gare actuelle est traversée par le RER C et est implantée à proximité d’un important centre de maintenance de la SNCF, le Technicentre Paris Rive Gauche.

© EPA-Orsa
  • La gare “Les Ardoines”

La future gare du Grand Paris, conçue par l’agence d’architecture Valode & Pistre, s’inscrit dans le périmètre de la ZAC Gare Ardoines dont le programme d’aménagement est dirigé par l’EPA Orly Rungis – Seine Amont (Orsa). Elle sera un atout pour le futur pôle urbain tertiaire qui verra le jour d’ici cinq ans.

© Société du Grand Paris

La gare servira d’interconnexion entre la ligne 15 sud du métro et le RER C. Un bâtiment en superstructure de 10 000 m² prévoyant un programme immobilier est à l’étude. L’arrivée de nouvelles lignes de bus sont aussi à prévoir notamment avec le passage de la ligne du T Zen 5. Au sud de la gare, sera construit le Site de Maintenance des Infrastructures (SMI) qui accueillera les trains travaux, des espaces de stockage liés à la maintenance des voies et à l’énergie, la signalisation et les télécommunications.

  • Une gare à -28 mètres de la surface

Les travaux du lot T2A, entre les gares Villejuif Louis-Aragon et Créteil – L’Echat, ont été attribué par la Société du Grand Paris à un groupement piloté par Bouygues TP pour le génie civil et Soletanche Bachy France pour les fondations. La construction de la gare des Ardoines et le SMI est  comprit dans le lot T2A.

Des entrepôts ont été préalablement démolit durant l’année 2016 pour libérer l’espace nécessaire à la construction de la gare dont les quais seront situés à 28 mètres de profondeur.

Les travaux de fondations de la gare des Ardoines ont débutés en mars 2017 avec l’installation des infrastructures (usine à boues, bungalows, silos) et l’arrivée des premiers engins qui réaliseront les parois moulées : une rotoforeuse sur porteur Liebherr HS 875, une pelle à câble Liebherr HS 8100 et deux grues sur chenilles Kobelco.

Durant l’été 2017, une hydrofraise compacte HC 05 spécialement conçue pour les terrains exiguës a été livré sur le chantier.  Elle a participé notamment à l’exécution des parois moulées de la gare Fort d’Issy-Vanves-Clamart.

  • Un cadre de 2500 tonnes pour l’interconnexion

Un ouvrage souterrain doit être construit pour assurer l’interconnexion entre le RER C et la future ligne du métro 15. Un cadre de 2500 tonnes, 30 mètres de long et 14 mètres de large va être inséré sous les voies du RER C en mai 2018 lors d’une opération de ripage.

Le weekend du 3 au 5 juin 2017, d’importants travaux ont été effectué par les équipes de la SNCF et de NGE Génie Civil pour réaliser une enveloppe étanche dans laquelle s’insérera le cadre de 2500 tonnes. L’enveloppe est faite à partir de palplanches qui ont été vibrofoncé dans le sol à l’aide de 3 grues mobiles de la société Altead-Lorlev.

Le terrassement de la boite dans laquelle sera construit l’ouvrage est en cours de réalisation. Une pelleteuse Liebherr 946 de la société Matthieu TP est utilisée pour cette opération.  La construction du cadre commencera à partir du mois de novembre.

  • Photos du chantier (avril 2017 à mai 2018)
  • Vidéos du chantier 

Ripage d’un pont-rail de 3500 tonnes à Champigny

Le premier grand événement des travaux de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express a eu lieu du 23 au 27 janvier avec le ripage d’un pont-rail sous les voies fret à Champigny dans le Val-de-Marne. Ce nouveau passage piétonnier permettra aux futurs usagers du métro d’avoir un accès direct à la gare de Champigny-Centre.

  • Un ouvrage aux dimensions exceptionnelles

Deux années ont été nécessaires aux équipes de SNCF Réseaux pour concevoir l’ouvrage de 40 mètres de long, de 9 mètres de haut et de 8,7 mètres de large, le tout pesant 3500 tonnes. Le pont-rail a été construit sur site par l’entreprise GTM IDF, filiale de Vinci Construction France. Posé sur un radier de guidage en béton armé, il se constitue d’une dalle inférieure ou ont été logé les câbles de traction pour le ripage, d’une dalle supérieure et des parois.  L’ensemble de l’ouvrage représente 1200 m3 de béton !

  • Le ripage

Le déplacement du cadre en béton a été réalisé par l’entreprise FREYSSINET qui a breveté le procédé consistant à pousser avec des vérins un ouvrage sur un radier lubrifié.  Pour cette opération, 4 vérins coulissant sur des câbles ont été placé sur la dalle inférieure de l’ouvrage. Deux trousses coupantes (lames de rasoir) ont été ajouté également sur les deux piédroits du cadre pour faciliter son avancée dans les terres latérales.

Le mardi 24 janvier, l’opération de ripage du cadre en béton commence et dureront près de 17 heures. L’ouvrage progresse lentement jusqu’à son emplacement définitif à raison de 3 mètres par heure sur une distance de 47 mètres. Près de 6000 m3 de terre ont été excavé à l’aide de deux pelleteuses et déplacé grâce à une armada de tombereaux articulés pour créer une brèche dans le talus afin d’y insérer l’ouvrage.

Le vendredi 27 janvier, les voies SNCF ont été restitué à la circulation alors que les travaux de finition ont été terminé mi-avril.

  • Photos et vidéos lors de la phase de terrassement, le 24/01/2017

Démolition du bâtiment Défense 1 à Nanterre

Dans le cadre du projet “Origine” à Nanterre qui prévoit la construction d’un ensemble de logements de haut standing de 11 000 m² et de 70 000 m² de bureaux et de commerces, le parc d’affaires Silic se transforme.

  • Localisation

L’îlot composé du bâtiment Défense 1 situé entre le boulevard des Bouvets et le boulevard Aimé Césaire face à la U Arena doit être démoli.

© Google Maps
© Google Maps
  • Matériel 

Il y a deux ans, la société Genier-Deforge a procédé au curage du bâtiment.  La société ADS Démantèlement, qui est en charge de la démolition de l’îlot, utilise une pelle sur chenilles haute démolition Liebherr R 974 C des Ets Mazeau pour le grignotage de l’édifice. Trois autres pelles Caterpillar 325D, Liebherr R 954 B et Komatsu PC 350 NLC sont également employées pour le concassage et l’évacuation des déblais. Débutée en mars, la démolition doit être terminée à l’automne 2017.

  • Photos de la démolition du bâtiment Défense 1 (avril 2017 / septembre 2017)

La Seine Musicale rentre en scène sur l’île Seguin

Tel un paquebot sur l’océan, la Seine Musicale sur l’île Seguin à Boulogne-Billancourt est fin prête pour accueillir ses premier navigateurs ou plutôt spectateurs. Cet imposant bâtiment de 36 500 m² sera officiellement inauguré le samedi 22 avril 2017 par le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian. La veille, Bob Dylan tiendra un concert exceptionnel dans ce complexe culturel construit sur l’ancien site des usines Renault.

Trois ans de travaux menés par Bouygues Construction ont été nécessaire pour ériger la Seine Musicale dont sa conception a été imaginé par les architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines.

© HDS.mag

Le bâtiment se compose d’un auditorium de 1150 places reconnaissable par sa coque en bois sur laquelle repose une “voile”. Constitué de panneaux solaires, cet élément de 200 tonnes et de 45 mètres de haut pivote suivant l’orientation du soleil. L’auditorium sera dédié aux musiques classiques et contemporaines tandis que la salle Grande Seine, d’une capacité de 4000 places assises, accueillera des concerts de musiques actuelles.

Pour plus d’infos : http://www.laseinemusicale.com/fr/

Les fondations, novembre 2014
La forêt de grues, novembre 2014
Le gros oeuvre est terminé, avril 2016
La coque est bois en cours de construction, avril 2016
Dernière grue à tour sur le chantier, juin 2016